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L'avenir des sciences humaines et des sciences sociales
Le premier rapport d'étape du CDHSS et la réponse de Madame Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, aux recommandations du Conseil.
www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid50306/pour-des-sciences-humaines-et-sociales-au-coeur-des-universites.html Pour réagir: cdhss@recherche.gouv.fr Agenda
Agenda
6 janvier - 14-16h - séminaire "Ecrire l'histoire de la Shoah aujourd'hui" -Collège des Bernardins- 20 rue de Poissy, 75005 Paris 12 janvier - 10h-12h - Débat "La construction des histoires nationales" - Ligue de l'enseignement, 3 rue Récamier, Paris 75007 12 janvier - 17-19h - séminaire "Europe/Anticipation/Stratégie" (Paris-Sorbonne et LEAP) - Collège des Bernardins - 20 rue de Poissy, 75005 Paris 13 janvier - 14-16h - séminaire "Ecrire l'histoire de la Shoah aujourd'hui" - Intervention de Nicolas Werth - "Les pogromes de la guerre civile russe" - Maison de la Recherche de Paris-Sorbonne- 28 rue Serpente - 75006 Paris 14 janvier - 13h - 15h - Remise à Madame Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, du premier rapport d'étape du Conseil pour le Développement des Humanités et des Sciences Sociales - Lieu - MESR 14 janvier 15h-18h - et 15 janvier 10h-13h: Assemblée plénière du CDHSS - Lieu MESR 20 janvier - 14-18h - table ronde - "La déportation des enfants durant la Shoah" - salle Louis Liard - Paris-Sorbonne 24 janvier - Berlin - rencontre avec Andrej Angrick 27 janvier - 14-16h - séminaire "Ecrire l'histoire de la Shoah aujourd'hui" - intervention de Wendy Lower - "L'identification des bourreaux de la Shoah par balles" - Maison de la Recherche - 28 rue Serpente - 75006 Paris ...à propos de l'enracinement social des crimes du Japon impérial.
En 2007, Jean-Louis Margolin publiait un livre qui vient combler une lacune de la littérature historique française: avec L'Armée de l'empereurViolences et crimes du Japon en guerre (1937-1945 ( Armand Colin, 2007, 479 p), nous disposons de la première étude approfondie francophone concernant les crimes de guerres et les crimes contre l'humanité commis durant les guerres japonaises des années 1930 et 1940.
L'ouvrage a reçu le Prix Augustin Thierry l'année de sa parution. Il n'est pas besoin de savoir cela pour estimer le sérieux de l'ouvrage, la précision des analyses qu'il contient, la capacité de synthèse de l'auteur. Pourtant, au mois de juin dernier est paru un éditorial-compte-rendu de 27 pages dans la revue Cipango, qui met en cause avec une grande virulence L'Armée de l'empereur. La passion mise dans la critique, la double accusation, contradictoire, de "culturalisme" et de "révisionnisme" adressées à Jean-Louis Margolin, tout donne à penser que nous sommes plongés dans une nouvelle "querelle des historiens" où l'irrationnel domine. Mais quel sens a cette controverse? L'historien de l'Allemagne est forcément sensible à ce qui rapproche l'argumentation d'Arnaud Nanta de celle des historiens qui travaillaient sur la République Fédérale d'Allemagne dans les années 1950. On y était certes désireux d'identifier les crimes du nazisme mais on voulait les confiner à un noyau de criminel, les SS. Même chose chez Nanta: il accepte que l'on désigne les crimes du Japon impérial mais la question de leur enracinement dans la société de l'époque lui paraît insupportable. Seuls le commandement de l'armée et un noyau de politiques devraient être au centre de l'enquête sur les crimes de guerre du Japon impérial. On voit bien ce que cette problématique a de suranné. Jean-Louis Margolin est en phase avec l'historiographie générale de la Seconde Guerre mondiale, pas ses détracteurs. Le point de vue optimiste consistera, dans ce cas, à juger utile une controverse qui permettra de mieux comprendre combien une société tout entière a pu se laisser entraîner vers la guerre moderne de conquête exterminatrice. Il reste que la violence du ton employé par les adversaires de Jean-Louis Margolin est contreproductive. On jugera sur pièces. Nous mettons en ligne à la fois l'article de Cipango et la réponse de Jean-Louis Magolin à ses détracteurs.
Analyse et anticipationLes trois clés du scrutin
Le premier chiffre essentiel des élections législatives en Allemagne est la très faible participation électorale à l'aune de l'histoire politique de la RFA: 72%. Les abstentionnistes sont le premier parti d'Allemagne, puisque Madame Merkel n'a obtenu que 24% du corps électoral.
Lorsque l'on se demande qui n'est pas allé voter, c'est largement l'électorat du SPD. Je m'attendais pour ma part à 27 ou 28% pour le parti social-démocrate. Il faudra le vérifier en regardant les résultats détaillés: 2 ou 3% de l'électorat SPD de 2005 sont passés à la gauche d'Oskar Lafontaine et Gregor Gysi. 6 à 7% ont basculé dans l'abstention. Le SPD paie cher la désindustrialisation progressive de l'Allemagne. Ensemble, les deux partis qui ont construit historiquement la République Fédérale d'Allemagne, la CDU et le SPD, ne représentent plus que 40% des inscrits (56% des suffrages exprimés). L'effondrement de la CSU, naguère majoritaire seule en Bavière, aujourd'hui à 41%, est peut-être l'expression la plus forte de l'érosion des Volksparteien, des partis de rassemblement. Même si Madame Merkel dispose cette fois d'une majorité, c'est avec un allié, le FDP, auquel elle doit d'être sortie de la Grande Coalition et qui le lui fera régulièrement sentir. Sur le long terme, l'Allemagne devient difficile à gouverner. Dernier élément important: il est confirmé que l'Allemagne ne vote pas pour l'extrême droite.
par Vincent Artuso
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Cours









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