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1911-2011


11 novembre 2011

Nouriel Roubini dans le Financial Times: "Why Italy's days in the eurozone may be numbered" -

"The eurozone can survive the debt restructuring and exit of a small country such as Greece or Portugal. But if italy or Spain were to do this, it would effectively break up the currency union. Unfortunately this is now increasingly likely."

"Only if the ECB became an unlimited lender of last resort and cut policy rates to zero - combined with a fall in the euro to parity with the dollar; fiscal stimulus in Germany and the eurozone core; and austerity in the periphery - could we perhaps prevent disaster"



Fête de la Saint-Martin dans la partie catholique de l'Allemagne - une fête franco-allemande.

12 novembre 2011

IHT d'hier - "What banks once saw as safe has now turned toxic"

George Soros: "The bailout fund was designed as a way of pproviding guarantees on government bonds, but for that purpose it is clearly inadequate. It cannot be streched to cover Italy and Spain". But the bailout is big enough, Mr. Soros thinks, to save Europe in a different way: "It needs to be used to guarantee the banking system. Yhat would create a lender of last resort, which is currently lacking". The bailout funf would take the solvency risk, which is beyond the legal right of the Europeann Central Bank. "And for that there is plenty of money". Thus shored up, the banks would be able to buy the high-yielding government debt of the European countries that are currently struggling to find lenders. Banks would be encouraged to hold their liquidity in Treasury bills, Mr. Soros said, which they could sell to the ECB at any moment. "So it is the equivalent of cash, and it would yield more than cash, therefore they would hold it", Mr. Soros said. "That would allow countries like Italy and Spain during this crisis period to borrow at negligible cost". His plan, Mr Soros said, would make Italy's debt "sustainable, because the ECB has any amount of money for purpose of providing liquidity. At the same time, it would not violate the law against the ECB directly financing the governments". Mr. Soros plan is essentielly a way to get around Europe's fundamental economic flaw - it has a single currency but no lender of last resort: "It's a trick, but a trick that would work".

The European crisis has metastasized because Germany has been adamant about blocking precisely this sort of trick. The second reason for MR. Soros' relative optimism is his conviction that Germany and its leader, Chancellor Angela Merkel have recently had a crucial change of heart. "Angela Merkel's attitude has changed. She recognizes that the euro is in mortal danger and she is willing to risk her political future to save it. I think she recognizes that Germany has caused the crisis to get out of control and she is now determined to correct that".


15 novembre 2011

Oswald Spengler a commencé à rédiger le Déclin de l'Occident en 1911 sous l'effet dela seconde crise marocaine entre la France et l'Allemagne. Il est intéressant comme penseur de l'époque des deux guerres mondiales. Mais pour celui qui le lit un siècle plus tard Spengler est le penseur du triomphe de la finance. Certaines pages auraient pu être écritesau moment du triomphe de la Net Economy ou bien à la veille de la crise des subprimes.


17 novembre 2011

On se demande en France si la politique européenne de l'Allemagne n'est pas contradictoire. Il faut comprendre que l'Allemagne n'envisage en aucun cas de jouer la politique du pire. Elle ne veut ni ne peut se passer de l'Union européenne. Mais elle veut une Europe fonctionnant selon les principes de l'ordo-libéralisme.

On peut cependant se poser la question de savoir si l'ordo-libéralisme est tenable dans un monde sans organisation monétaire globale. Les Britanniques ne sont pas dans la zone euro et leurs achats de dette américaine sont passés à 421 milliards durant la crise européenne (24 milliards de dollars acquis tandis que la zone euro n'en acquérait que 16). Le miracle économique allemand des années 1950 fut possible grâce á lordre monétaire international de Bretton Woods et suite à la réussite de la reforme monétaire ouest-allemande de juin 1948,

20 novembre 2011

La mondialisation c'est, entre autres choses, le fait de pouvoir suivre en direct les images de la révolution égyptienne sur la place Tahrir du Caire. La montée de l'individualisme est irrépressible. C'est impressionnant de voir en direct la foule remplir à nouveau la place que la police avait tenté de vider quelques heures plus tôt.

existe-t-il une opinion mondiale? Oui, portée par la montée planétaire, depuis la fin du XIXé siècle, de l'aspiration iindividualiste. Cependant opinion mondiale ne signifie pas démocratie possible à léchelle du monde, du point de vue institutionnel. Ni même à l'échelle d'un ensemble continental. La démocratie se nourrit de la proximité entre les électeurs et leurs élus. Elle est organisable à l'échelle nationale et infranationale,

en même temps nous avons besoin d'une organisation du monde. Pour un libéral, elle doit d'abord être un ordre monétaire global. C'est la pierre angulaire de l'ordre international et même le seul régulateur indispensable et pensable.

Dimanche 13 Novembre 2011
Edouard Husson
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