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Un point de vue authentiquement libéral sur l'Europe
Lorsque l'on est fidèle à l'esprit des grands libéraux comme Tocqueville, Lord Acton, von Mises, Hayek, Rueff, il n'est pas possible de soutenir l'actuel projet européen.
L'idée d'une réconciliation entre peuple européens va de soi pour un libéral. Le nationalisme est une passion politique étrangère aux libéraux authentiques. Les droits du Parlement peuvent exister dans une monarchie plurinationale comme l'Autriche-Hongrie aussi bien que dans une nation démocratique. Le nationalisme débouche inévitablement sur l'étatisme. En revanche, il n'y a pas de liberté en dehors du cadre de la souveraineté. Il était donc naturel que les nations européennes se réconciliassent. En revanche, il est absurde que l'on ait cru utile, pour cela, de défaire les souveraineté existantes. Comme libéral, je ne peux accepter de limitations du pouvoir de l'Etat que vers le bas, selon un authentique principe de subsidiarité. La souveraineté n'est pas une question de puissance mais de droit. "Le roi de France est empereur en son royaume". Librement, il peut déléguer ses pouvoirs vers le bas. En revanche, aucun pouvoir temporel supra-étatique ne peut le limiter. Le seul pouvoir qu'il peut respecter au-dessus de lui est un pouvoir moral, celui de la loi naturelle. C'est la loi naturelle qui recommande un ordre monétaire international, celui de la monnaie métallique, or ou argent. Comparé à l'équilibre d'avant 1914, en régime d'étalon-or, Maastricht n'est qu'une fiat currency européenne substituée aux fiat currencies nationales. Le libéralisme économique ne peut pas se confondre avec le capitalisme, sans quoi il se renie lui-même. il faut que le souverain puisse faire respecter l'ordre monétaire international mais aussi les droits des travailleurs face au capital à l'intérieur des frontières de sa juridiction. Il est étonnant de constater comme nous avons accepté, nous puissances occidentales, de nous mêler de la "reconstruction" des institutions des pays qui avaient été sous le joug communiste. L'Allemagne de l'Ouest a montré le mauvais exemple dès la campagne électorale du début 1990 en RDA. Comme si tous les pays se libérant du communisme n'avaient pas eu dans leur histoire et dans leur libération les moyens d'instaurer chez eux la liberté. Dimanche 2 Décembre 2007
Edouard Husson
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