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Lundi 22 -Mardi 23 juin 2009 - Vers une reconduction de la Grande Coalition?
Intéressante réunion organisée par Hans Stark et le Cerfa (Centre d'Etudes des Relations Franco-Allemandes, www.ifri.org) sur les élections européennes afin de déterminer dans quelle mesure elles annoncent ce qui se passera en septembre prochain, lors des élections au Bundestag. Or les experts de l'opinion allemande rassemblés ont exprimé leur scepticisme quant à la possibilité de prolonger les tendances de l'élection européenne pour anticiper sur ce qui va se passerau début de l'automne en Allemagne. Premier élément essentiel, la faiblesse de la participation, de 40% comme en France - sauf dans les régions où avaient lieu, le même jour, une élection municipale, et où environ 50% du corps électoral s'est déplacé. Deuxième élément: la CDU, à 37%, a perdu sept points par rapport à l'élection européenne précédente, tandis que le SPD restait stable, à 21%, un score qui ne l'avait pas empêché, il y a quatre ans, de rejoindre la CDU/CSU autour de 34% lors des élections législatives. Malgré le "bonus Merkel" et l'absence de charisme de Franz Steinmeier, le candidat du SPD à la chancellerie, les pronostics sérieux tablent sur une capacité du SPD à mobiliser d'ici septembre et sur un score vraisemblablement serré entre les deux partis de l'actuelle Grande Coalition. le point sur lequel les spécialistes allemands des sondages sont d'accord, c'est l'impossibilité pour les trois autres partis - FDP, Verts, Die Linke - de recueillir beaucoup plus que 10% des voix. Il est donc plus que probable, pour eux, qu'avec une CDU qui fera moins de 37%, il n'y aura pas de majorité conservatrice-libérale mais plustôt une reconduction de la Grande Coalition.
Les classes moyennes sont fragilisées, l'audience des deux "grands partis" se réduit. Ils ne semblent pas avoir d'autre perspective que de gouverner ensemble car ni une coalition chrétiens-démocrates/libéraux/Verts ni une coalition sociaux-démocrates/Verts/ Die Linke ne semblent réalisables aujourd'hui. Peut-être le seul élément d'alternative à la Grande coalition est-il une coalition Libéraux/Verts/SPD. Mais le SPD ne peut pas l'annoncer sans risquer d'aliéner ce qui lui reste d'électorat populaire.
Exposé de Sarah Mohamedi Mazens
Je ne souhaitais pas embarrasser Alexandra Laignel-Lavastine en rendant publiques les raisons pour lesquelles j'ai dû, en accord avec mes supérieurs hiérarchiques à l'UFR d'histoire de Paris-Sorbonne, mettre fin à son rôle de co-animatrice, aux côtés de Patrick Desbois et sous ma direction, du séminaire "Ecrire l'histoire de la Shoah aujourd'hui" (www.seminaireshoah.org)
Comme Alexandra Laignel-Lavastine a jugé bon d'écrire à un certain nombre de personnes extérieures à notre université pour se plaindre, je publie la mise au point suivante:
Suite à l'émission "La Fabrique de l'histoire", j'ai dû, à mon grand regret, signifier à Alexandra Laignel-Lavastine, qu'elle ne pouvait plus faire partie de l'équipe d'animation du séminaire d'enseignement et de recherche "Ecrire l'histoire de la Shoah aujourd'hui" que je dirige à Paris-Sorbonne (www.seminaireshoah.org). Je ne l'ai fait qu'après avoir vainement demandé à Alexandra Laignel-Lavastine que nous nous rencontrions pour voir s'il était possible qu'elle fasse passer une mise au point dans un média effaçant l'impression désastreuse donnée par les trois déclarations suivantes:
1. L'affirmation selon laquelle les témoins du Père Desbois parleraient dans un climat de peur suscité par l'équipe de Yahad elle-même.
2. L'idée selon laquelle Patrick Desbois n'aurait découvert aucune fosse commune contenant des restes de Juifs assassinés par les nazis et leurs auxiliaires qui ne fût déjà connue.
3. La déclaration selon laquelle aucun "historien professionnel" n'accompagnerait le travail de Patrick Desbois.
La première affirmation est une mise en cause très grave de la déontologie de l'équipe de Yahad. Sans compter qu'elle fera la joie des négationnistes si elle est prise pour vérité. La deuxième est tout simplement fausse: au moins la moitié des centaines de fosses repérées par le Père Patrick Desbois et son équipe n'étaient pas connues par la recherche historique; les travaux de Yahad nous amènent aussi, très souvent, à découvrir que les (rares) mémoriaux officiels ne sont pas, le plus souvent, à l'endroit ou a réellement eu lieu le massacre. Tout cela, ce sont les témoins qui aident à l'établir. Les fouilles archéologiques de Busk, par exemple, ont montré, contrairement à ce qui a été suggéré lors du débat "La Fabrique de l'Histoire" du 27 mai, la véracité des témoignages: l'histoire à partir des archives portait à croire que tous les Juifs de Busk avaient été déportés à Belzec. L'enquête d'histoire orale de Yahad a au contraire permis d'établir que plus de 1500 Juifs avaient été tués sur place et leurs cadavres jetés dans des fosses creusées entre le cimetière juif et la rivière.
Enfin, dernier point, l'affirmation selon laquelle aucun historien académique ne conseille ni n'accompagne le Père Desbois est une mise en cause du travail effectué à Paris-Sorbonne depuis 2006 aux côtés de Yahad, un effort auquel Alexandra Laignel-Lavastine était associée à un double titre: au sein du Centre d'Histoire de l'Europe centrale et du séminaire "Ecrire l'histoire de la Shoah aujourd'hui".
Telles sont donc les raisons pour lesquelles, en accord avec le directeur du Centre d'Histoire de l'Europe centrale et le Directeur de l'Ecole doctorale "Histoire moderne et contemporaine", n'ayant pas pu trouver d'accord avec Alexandra Laignel-Lavastine sur la possibilité d'une mise au point dans les médias, j'ai été obligé de mettre fin à son rôle de co-animatrice du séminaire, qu'elle partageait, à égalité, avec Patrick Desbois.
J'ajouterai que j'ai été profondément choqué par la manière dont, durant une heure, à "La Fabrique de l'histoire", on a parlé du Père Desbois, le plus souvent, pour le critiquer, sans qu'il soit là. Est-ce encore un stade franchi dans les pratiques des médias, où l'on "lynche" quelqu'un non plus en sa présence mais en son absence? Et je ne crois pas que l'on puisse dire que Patrick Desbois a eu le tort de ne pas se rendre à l'émission: je peux témoigner de ce qu'il n'a jamais été question de l'inviter dans des conditions convenables, garantissant un débat équilibré. Il n'y a, dans une telle configuration, aucun "devoir de médias", contrairement à ce que suggèrent aujourd'hui ceux qui, par ailleurs, lui font le reproche d'être trop médiatique".
un texte de Mathieu Dubois
Licence 2e année T.D. de Mathieu Dubois
« Le III e Reich : 1939-1945 »
La « Solution finale » de la question juive
Introduction:
Après les premières mesures de discrimination (boycott des magasins juifs et exclusion de la fonction publique en avril 1933), les autorités nazies avaient défini le statut des Juifs par les lois de Nuremberg adoptées en septembre 1935. Déchus de leur citoyenneté, les Juifs étaient réduits à des citoyens de seconde zone (interdiction des mariages mixtes et de toutes relations extraconjugales entre Juifs et citoyens allemand). A partir de 1938, on assista à une accélération des discriminations avec l’aryanisation des entreprises juives et la systématisation des violences. L’apogée de ces violences eu lieu le 9 novembre 1938 lors de la « Nuit de Cristal » qui marqua la fin de la période de cohabitation des Juifs avec le régime nazi. Il s’en suivit une accélération des départs (150 000 jusqu’en 1937, 40 000 en 1938 et 70000 en 1939), en particulier vers les Etats-Unis, les démocraties occidentales et la Palestine. Le refus de ces pays d’accueillir systématiquement l’ensemble des Juifs d’Allemagne conduisit toutefois les nazis à envisager d’autres solutions, que l’entrée en guerre leur offrit l’opportunité de réaliser. C’est l’ensemble de ces solutions - de la migration à l’extermination en passant par la déportation forcée – qui désigne la « Solution finale » de la question juive.
En allemand, le terme de « Solution finale » (Endlösung) est un euphémisme. Il s’ajoute à une multitude de termes caractérisant la langue du troisième Reich: « traitement spécial », « évacuation », « réinstallation », « déportation », « travail à l'Est » qui désignent tous la réalité de la Shoah (cf discours de Himmler à Poznan). Il en est de même pour l’emploi de termes tels que « migration », « translation », pour désigner la déportation vers les camps, même après le début de l’extermination (cf texte d’Hans Frank). Il s’agissait avant tout par là de garder le secret vis-à-vis de la population civile allemande et de protéger l'équilibre psychologique des bourreaux (cf texte de Christopher Browning).
L’historiographie française récente a permis de revenir sur la chronologie de la Solution finale ainsi que sur la datation de la prise de décision. Je vous revoie ici aux travaux de Florent Brayard (La Solution finale de la question juive, la technique, le temps et les catégories de la décision, Fayard, Paris, 2004) qui insiste sur la mise au point des techniques et sur l’élaboration des conditions qui ont rendu possible l’extermination de masse à l’échelle d’un continent. Concernant la chronologie de la décision, je m’appuierai ici sur les travaux d’Edouard Husson (Nous pouvons vivre sans les Juifs – Novembre 1941 : quand et comment ils décidèrent de la solution finale, Perrin, Paris, 2005) qui suggère trois moments dans la décision d’exterminer les Juifs :
* l’expression d’une intention (1939-été 1941)
* la gestation d’une décision (été / décembre 1941)
* la mise en œuvre de la décision (1942-1945)
J’attire également votre intension sur le rôle essentiel joué par les différentes étapes du déroulement de la guerre à l’Ouest, mais surtout à l’Est où s’est déroulé l’essentiel de l’extermination.
I) L’expression d’une intention : le tournant des entrées en guerre
« La guerre nous offre des possibilités que la paix nous refusait. » Cette citation du journal de Goebbels de septembre 1939, exprime parfaitement l’idée que l’entrée en guerre permit aux nazis d’accélérer leur politique raciale. L’ampleur de l’enjeu devait désormais conduire à la mobilisation de toutes les ressources du pays, ainsi qu’à l’élimination de tous les poids pour l’économie de guerre et pour la race allemande. La guerre offrit ainsi peu à peu au nazisme les conditions matérielles, techniques, humaines et morales de la réalisation du projet racial global se trouvant au cœur de cette idéologie.
a) L’euthanasie des handicapés et des malades mentaux
Cette accélération s’appliqua tout d’abord à l’épuration systématique du peuple allemand. Le 1er septembre 1939, l’ordre d'extermination des handicapés et des malades mentaux fut signé par Hitler (l’ordre date en fait d’octobre et a vraisemblablement été antidaté pour avaliser après coup des pratiques commencées en septembre).
Suivant une politique eugéniste de sélection raciale (héritage du « darwinisme racial »), les nazis entendaient éliminer par ces mesures toutes les personnes non productives et susceptibles de détériorer la qualité de la race allemande (« Ballastexistenzen »). Un premier décret avait déjà abouti en 1933-1934 à la stérilisation de plus de 400 000 femmes atteintes de maladies et de pathologies graves.
La mise en œuvre du projet eugéniste nazi ne date donc pas de 1939, mais l’entrée en guerre lui donna une tout autre dimension. Le projet baptisé « Aktion T4 » fut mis en œuvre dans six centres d’euthanasie. Les méthodes des médecins relèvaient d’abord d’une grande improvisation (injections), avant de recourir aux premières expériences de gazage au monoxyde de carbone. Mobilisant 350 médecins, l’opération aboutit à l’extermination de 70000 personnes entre septembre 1939 et le 24 août 1941, date à laquelle elle fut arrêtée suite à la pression de l’opinion publique et aux plaintes de certains responsables religieux, en particulier de Monseigneur von Galen, évêque de Münster (cf sermon d’août 1941).
Il s’agit toutefois d’une étape essentielle dans le processus de normalisation des pratiques d’extermination (« si on accepte l’élimination de certains Allemands, pourquoi pas celle de certains Juifs, voire même de tous les Juifs ? »), aussi bien dans l’évolution des mentalités et du dépassement des certains seuils de violence dans la société, que dans l’élaboration des techniques permettant la réalisation à grande échelle du meurtre de masse.
C’est également en septembre 1939 que furent créées les structures qui permirent plus tard la mise en œuvre de la Solution finale. En septembre 1939, Himmler créa le RSHA (Office Suprême de Sécurité du Reich) placé sous l'autorité de Heydrich. Le bureau des questions juives fut quand à lui placé sous les ordres de Eichmann.
b) La solution d’une déportation
La déportation des Juifs était la solution envisagée par les autorités nazies dès la fin des années 1930, dès lors qu’il devenait impossible de les faire migrer massivement vers les démocraties occidentales ou la Palestine. En janvier 1939, Heydrich fut chargé par Göring d’organiser l’émigration forcée des Juifs du Reich. La guerre et la conquête de nouveaux territoires ouvrirent la possibilité pour les nazis de réaliser leur projet d’expulsion des Juifs vers des territoires toujours plus éloignés, d’abord hors du Reich, puis hors d’Europe.
La conquête de la Pologne (cf texte sur le démembrement de la Pologne) constitua de ce point de vue une étape décisive. Il s’agissait pour les nazis de territoires à coloniser (Lebensraum) où toutes les populations étaient considérées comme inférieures aux Allemands. Les troupes furent encouragées à procéder à des exécutions massives de populations civiles, en particulier les élites polonaises. Les Juifs y subirent très rapidement des persécutions violentes: rafles régulières, envoi en camp de travail, exécutions sommaires, pogroms...La Pologne devint ainsi le laboratoire expérimental pour des pratiques qui se systématisèrent avec la mise en place de la Solution finale après le début de la guerre contre la Russie. La Pologne constitua également le premier théâtre d’opération des Einsatzgruppen, chargés d’épauler la Wehrmacht dans les opérations à l’encontre des populations civiles. Le projet un temps formulé de concentrer les Juifs dans une grande réserve juive dans le district de Lublin fut abandonné avec l’invasion de l’URSS.
La défaite de la France offrit également aux nazis une autre possibilité, à travers l’idée de déporter les Juifs vers une partie reculée de l’Empire colonial français. Le « plan Madagascar » émergea à l’été 1940. Il s’agissait de faire de l'île une vaste réserve sous l'autorité d'un gouverneur SS, isolant ainsi les Juifs pour empêcher tout contact avec d'autres peuples. La réalisation du projet fut toutefois rendue impossible par la poursuite de la guerre contre l'Angleterre, l’absence de contrôle des mers et le coût de la déportation.
Dans la perspective d’une guerre contre l’URSS, les plans allemands envisageaient également la déportation des Juifs vers les territoires orientaux de la Russie, en particulier en Sibérie. Cette solution apparut de plus en plus plausible avec l’avancée des troupes allemandes en URSS après juin 1941, mais fut rapidement abandonnée avec les premiers revers.
c) La mise en place des ghettos
La période 1939-1941 fut ainsi marquée par un mélange d'improvisation constante de la bureaucratie nazie. La guerre créa en fait une « situation d'attente » (Philippe Burrin) en reportant à plus tard la solution d’une émigration hors d'Europe. Il s’agissait dès lors de réduire au maximum le coût de la population juive et de l’exploiter au mieux comme main d'œuvre bon marché.
Progressivement, des restrictions multiples furent mises en place : « traitement pas la faim » (ouverture des magasins juifs autorisée une heure par jour), interdiction des transports publics (et non plus seulement de certaines places), interdiction d'accès à certains quartiers, couvre-feu strict… En septembre 1941 le port de l'étoile jaune devint obligatoire.
A partir de 1940, les autorités nazis décidèrent de résoudre provisoirement le problème juif en parquant ces populations dans des ghettos destinés à la fois à les isoler et à les regrouper pour faciliter l’exploitation de cette main d’œuvre bon marché par certaines entreprises. L’organisation des ghettos juifs fut placée sous la responsabilité des autorités de certaines villes (Vienne, Varsovie). La ghettoïsation toucha essentiellement l’Allemagne, l’Autriche, la Pologne, les Sudètes et la Slovaquie. Le premier ghetto fut officiellement créé à Lodz en mai 1940 ; suivirent ceux de Cracovie, Lublin, Lvow, Varsovie (qui compta jusqu’à 440 000 Juifs - cf carte des ghettos)
Il s’agissait en fait d’espaces de « mort lente », avec des rations alimentaire insuffisantes, des conditions d'hygiène et de santé désastreuses. En 1941-1942, les taux de mortalités atteignirent 4 à 5000 morts par mois (de faim, d'épuisement et de maladie). L’administration interne des ghettos se faisait par l'intermédiaire de conseils juifs.
En 1942, commença la déportation des Juifs des ghettos polonais vers les camps d'extermination. Les rafles quotidiennes touchèrent 7000 personnes par jour à Varsovie à l'été 1942. C’est dans ce contexte qu’éclata l’insurrection du ghetto de Varsovie le 19 avril 1943. Elle dura 63 jours et fut réprimée par la SS.
Au début 1941, la politique raciale des nazis se trouvait en fait dans une impasse. Les territoires contrôlés par le Reich comptaient de plus en plus de Juifs, sans qu’une solution définitive à ce problème ne soit trouvée. De ce point de vue, les conditions du déroulement de la guerre à l'Est, guerre d’affrontement racial et d'anéantissement, constituèrent un tournant décisif dans la réalisation de la Solution finale.
II La décision d'exterminer les Juifs:
a) les renouvellements historiographiques :
La querelle historiographique entre fonctionnalistes et intentionnalistes a permis de faire avancer la recherche sur la question de la chronologie de la décision et sur l’origine de celle-ci. Les intentionnalistes insistent en effet sur le rôle de la décision d’Hitler et en particulier sur l’impact psychologique des premiers revers à l’Est sur le Führer. Les fonctionnalistes soulignent quant à eux davantage le rôle de l’engrenage sur le terrain et des initiatives personnelles de fonctionnaires zélés au cours des premiers mois de la campagne de Russie, qui auraient conduit à la mise en pratique de l’extermination, les ordres officiels n’intervenant qu’ensuite pour l’avaliser.
La plupart des historiens s’accorde aujourd’hui autour de l’idée qu’il n’y a pas eu une décision, mais plutôt une accumulation de décisions. Les renouvellements historiographiques récents (notamment en France) portent sur l’étude de la période 1939-1941. Ils insistent sur le rôle déterminant de la guerre à l’Est dans l’évolution des mentalités des acteurs : conditionnement des exécutants sur le terrain à l’extermination (cf Browning) / perspective de la défaite chez Hitler et les dirigeants nazis (échec devant Moscou et date du 9 novembre 1941 qui renvoie à celle de la capitulation du 9 novembre 1918).
Pour Philippe Burrin, le terme de « Solution finale » est à l’origine d’une certaine confusion. Il fut utilisé par les autorités nazies dès 1940 pour désigner toute solution permettant d'en finir avec le problème juif en Europe (y compris l'émigration et la déportation). D’où la confusion avec l'extermination par la suite, la précision terminologique n'intervenant qu'à partir de 1941-1942 (cf discours d’Himmler à Poznan).
Il insiste également sur le rôle d'Hitler dans la décision, le seul haut responsable nazi à avoir envisagé l'extermination des Juifs comme une solution réalisable (avec Heydrich sans doute). Ce n’est pas le cas d’Himmler qui, en mai 1940 la considérait comme « contraire à la nature germanique » ; ni de Goebbels qui acceptait l'idée d'une décimation, mais pas d'une extermination systématique.
Il convient enfin de souligner l’importance déterminante du climat spécifique créé par la guerre qui permit peu à peu un changement de mentalité, notamment après l’ouverture d’un second front en 1941.
Il semble donc qu’il y ait bien un faisceau de raisons ayant conduit à la Solution finale.
Florent Brayard insiste lui sur le rôle de la technique et de l’élaboration de la possibilité matérielle d’exterminer 11 millions d’individus (chiffres prévu par la conférence de Wannsee – à ne pas confondre avec le total des victimes !). Ce n’est qu’à partir de l’été 1941 que ces conditions furent réunies, notamment grâce à l’association des chambres à gaz et du zyklon B à Auschwitz, testée sur des milliers de prisonniers soviétiques (cf déposition de Hoess à Nuremberg).
Ces techniques nouvelles de la mort de masse s’appuyèrent sur l’expérimentation à grande échelle que constitua l’extermination des handicapés et des malades mentaux lors de l’« opération T4 » entre septembre 1939 et août 1941 (cf sermon de Monseigneur von Galen). Cette opération avait permis notamment la mise au point des premiers camions à gaz.
b) la chronologie de la décision :
Avant l’été 1941 et la mise au point de ces procédés, l’extermination n’apparaissait pas comme une solution réalisable pour la plupart des hauts responsables nazis. Le tournant décisif se produisit en juin 1941 avec l’entrée en guerre contre l’URSS. Contrairement aux campagnes menées à l’Ouest, il s’agissait d’une guerre raciale. Dès le déclenchement de l’opération Barbarossa, la troupe reçut l’ordre d’éliminer la classe dirigeante (comme ce fut le cas en Pologne en 1939 – cf cours sur le traité germano-soviétique) et notamment les commissaires du peuple et les fonctionnaires du parti. Les pogroms furent encouragés, même si ce n’était pas encore dans une logique d’extermination systématique.
En ce qui concerne les Juifs, le « Generalplan Ost » prévoyait même l'expulsion de 5 à 6 millions de Juifs soviétiques. Les directives d’Alfred Rosenberg (Ministre des territoires à l’Est) de septembre 1941 prévoyaient le règlement de la question juive après la guerre et l’élaboration d’une solution provisoire de déportation vers les territoires conquis à l’Est (en particulier la Sibérie).
Les ordres d'extermination n’ont donc pas été donnés avant le début de la campagne de Russie. Les exécutions massives ne commencèrent d’ailleurs réellement qu'à la fin de l’été 1941 à l’arrière du front où les Einsatzgruppen se livrèrent aux premiers massacres de masse à la fin août.
L’évolution des techniques et des méthodes d'extermination parle également en faveur d'une certaine improvisation du projet. Au départ, rien ne semblait organisé et les officiers procédaient selon des méthodes de guerre classiques (peloton d'exécution puis enterrement des corps). Par la suite on utilisa le pistolet mitrailleur directement sur des victimes allongées dans des fosses préalablement creusées. L’escalade quantitative conduisit les officiers à adapter leurs méthodes sur le terrain.
Au regard des chiffres (cf document de Ch. Browning), l’emballement des exécutions se produisit entre la fin août et le début du mois de septembre, après une lente croissance en juillet-août. De la fin juin à la mi-août, on estime que 50 000 Juifs furent exécutés. De la mi-août à la fin décembre, 500 000. Ce n’est qu’à partir de la fin juillet que les exécutions concernèrent également des femmes et des enfants. Ce dernier élément est déterminant dans le passage à une extermination raciale systématique.
Cette période de l’été 1941 se poursuit jusqu’à l’été 1942 et porte le nom de « première Shoah » ou de « Shoah par balles ».
Parallèlement à cette escalade sur le terrain, l'idée d'une extermination faisait peu à peu son chemin chez les responsables locaux et les dirigeants nazis.
Après des essais concluants à Auschwitz à l’été 1941, Himmler décida d'employer les gaz pour permettre une accélération du processus et un changement d’échelle. Plus économique en temps et en moyens, le procédé des camions et des chambres à gaz permettait également de dépersonnaliser le meurtre de masse en évitant la confrontation directe entre bourreaux et victimes. Les premiers gazages eurent lieu à Chelmno début décembre 1941 et furent par la suite employés et perfectionnés dans les différents camps d’extermination.
Parallèlement à ces mises au point techniques, les nazis envisagèrent de façon plus concrète à partir de l’été 1941 l’hypothèse d’une réalisation de l’extermination à l’échelle européenne. Le 31 juillet 1939, Göring chargea Heydrich de « procéder à la préparation de la solution définitive » de la question juive en Europe.
A l’automne 1941, un faisceau de décisions et d’évènements concernant le déroulement de la guerre et la condition des Juifs semble aller dans le sens d’une prise de décision durant cette période.
Le 1er septembre 1941 fut instaurée l’obligation du port de l’étoile jaune pour tous les Juifs du Reich. Le 18 septembre, Hitler donna l’ordre de déporter les Juifs allemands, de les faire disparaître d’Allemagne en les déportant, mais sans destination prévue. Cette déportation commença le 14 octobre. Le Gouvernement général de Pologne constituait alors un espace de transit pour les convois de juifs vers l’Est. En septembre-octobre 1941, commença la préparation de l’évacuation des Juifs non travailleurs des ghettos. Le 16 octobre, les premiers convois de déportés se mirent en route. Le 18 octobre, les Juifs eurent interdiction d'émigrer.
L’évolution psychologique d’Hitler durant cette période apparaît également être un élément important de compréhension de la chronologie. La perspective d’une possible défaite des armées du Reich semble en effet avoir joué un rôle déterminant dans la décision du Führer. Celui-ci avait d’ailleurs prophétisé, lors de son discours au Reichstag le 30 janvier 1939, qu’en cas de nouvelle défaite allemande la « juiverie internationale » n’en sortirait pas vainqueur. En juillet 1941, dès les premières difficultés de la guerre, Hitler avait été surpris par le matériel et la résistance soviétique et l’échec devant Moscou en octobre 1941 n’a pu que renforcer ses craintes. Sur le front Ouest, une entrée en guerre des Etats-Unis (la Charte de l'Atlantique fut signée en août 1941) apparaissait de plus en plus probable.
Face à cette évolution défavorable du déroulement de la guerre, Hitler pris de panique et d’angoisse le 18 août, aurait dit à Goebbels qu'il serait prêt à négocier une paix avec Staline. Par ailleurs la date symbolique du 9 novembre (capitulation de 1918) paraît également avoir pesé psychologiquement sur la décision du Führer. La décision d'extermination fut donc intimement liée à l'échec de la guerre.
Toutefois, jusqu’en novembre 1941, persistait en parallèle le projet de « Generalplan Ost » envisageant entre autres la déportation des Juifs vers les territoires conquis à l’Est (Sibérie).
Ce n’est que le 12 décembre, dans un discours d’Hitler devant les plus hauts responsables du Parti et de l’Etat à Berlin, que la décision fut officialisée auprès des responsables nazis.
c) l’exécution du projet
La conférence de Wannsee (20 janvier 1942) ne fit qu'entériner une décision déjà prise. Il s’agissait de définir les modalités de réalisation de l’extermination de masse et d’en attribuer la réalisation.
La conférence fut organisée par Göring et dominée par Heydrich (chargé depuis l'été 1941 de trouver une solution pour l’extermination). Les représentants des principales administrations et des principaux territoires concernés y assistèrent.
Elle attribua la tâche de l’extermination au RSHA et à la SS. Elle décida également de l’extension de la persécution à toute l'Europe (non plus seulement au territoire de l'URSS et à la Pologne) et déclencha la mise en marche de l'ensemble de la machine administrative nazie.
Après Wannsee, se déroula une période de flottement dans la mise en place de la décision au printemps 1942. Il s’agissait de disposer des moyens matériels et d’informer les responsables locaux.
C’est l’assassinat d’Heydrich (architecte de la solution finale) fin mai 1942 qui se révéla être le tournant qui accéléra la mise en place de l’extermination. Le discours d’Himmler le 9 juin 1942 à l’occasion des funérailles d’Heydrich annonça la réalisation du plan d’extermination élaboré par Heydrich dans un délai d’un an.
A partir de l’été 1942, on assista alors à une nette accélération de l’extermination. Cette phase dura jusqu’à la fin de l’été 1943. Elle concentra l’essentiel de l’extermination dans l’Europe nazie.
A partir de l’automne 1943, on déporta les Juifs des territoires non conquis (alliés, en particulier Hongrois en 1944). cf discours d’Himmler à Posen en octobre 1943 qui évoque la liquidation définitive de la question juive dans les mois suivants, ce qui signifie que l’essentiel de l’extermination a déjà eu lieu à cette date.
III Méthodes et pratiques de l'extermination:
a) les Einsatzgruppen:
Durant la préparation de l’opération Barbarossa, en mars 1941, les autorités nazies mirent en place des unités spéciales de la SS (« groupes d'intervention »), destinées aux opérations de « nettoyage » à l’arrière du front. Elles avaient pour principale tâche d’éliminer les cadres soviétiques et l'intelligentsia communiste. Ces unités dépendaient directement du RSHA (Office Suprême de la sécurité du Reich) et de Heydrich. Elles étaient donc indépendantes de la Wehrmacht.
Ces unités agirent principalement à l’arrière du front, en Ukraine, en Biélorussie et dans les Etats baltes. Elles furent épaulées par 38 bataillons de police et des unités d'auxiliaires nationaux. Elles bénéficiaient en outre souvent de l’aide de la Wehrmacht sur le terrain. 3000 SS, répartis en 4 groupes opérèrent ainsi à l'arrière du front afin d’assurer l'ordre dans les territoires occupés, exécutant les commissaires politiques, les membres du PC, puis très vite également les Juifs.
Leurs activités sont relativement bien connues grâce à leurs archives (rapports quotidiens et nombreuses photos, multiples témoignages…).
On estime à plus d'un million le nombre de victimes des Einsatzgruppen entre juillet 1941 et janvier 1943 lors de la période de la « Shoah par balles ».
Ces procédés furent abandonnés à partir de 1943 avec le fonctionnement de plus en plus efficace des camps d’extermination. Outre les aspects économiques et les difficultés matérielles, ces procédés avaient plusieurs inconvénients : effets psychologiques sur les bourreaux, nombreux témoins (manque de discrétion)…ainsi qu’une moindre efficacité que les camps.
b) les camps d'extermination:
Le système concentrationnaire préexistait nettement à la Solution finale. Les camps de concentration furent ouverts dès 1933 et comptaient 21 000 détenus en 1939. Ils en comptèrent 524000 en août 1944. Il faut toutefois nettement distinguer les camps de concentration (destinés aux prisonniers politiques, aux résistants, à certains prisonniers civils), les camps de prisonniers de guerre et les camps d’extermination.
A partir de la fin 1941 six camps d'extermination sont ouverts le cadre de l' « Aktion Reinhard ». Ils se trouvaient tous en Pologne. A partir de décembre 1941, le camp de Chelmno entra en fonctionnement. Suivirent mi-février Birkenau (Auschwitz – cf plan), mi-mars Belzec, puis Sobibor, Treblinka, Majdanek.
La déportation vers les camps ne constituait pas une véritable difficulté matérielle. Les convois comptaient chacun 1000 individus environ. La déportation des 250 000 Juifs allemands vers Teresienstadt nécessita par exemple environ 200 convois en un an (un train tous les deux jours). Par ailleurs, le plus gros contingent national, les Juifs polonais, était déjà regroupé dans des ghettos relativement proches de camps.
La déportation a parfois suscité des difficultés d’ordre diplomatique pour faire accepter son principe aux autorités des pays conquis ou alliés. Ces négociations s’accélèrent à partir de novembre 1942.
Il faut enfin souligner l’importance de la déportation dans l’acceptation de l’extermination par les bourreaux. Les conditions extrêmement difficiles de la déportation affaiblissaient les individus qui arrivaient malades, sales et épuisés au camp. Incapables de travailler, leur apparence confirmait alors l’image qu’en donnait la propagande nazie.
On peut distinguer plusieurs phases de l’extermination dans les camps. Il n’y eut pas en effet une activité continue au même rythme, mais au contraire des pics en fonction des décisions de déportation dans les différents territoires contrôlés par le Reich et des vagues successives d’arrivée des convois.
* de février à mai 1942 : la déportation ne fut pas une priorité. Les convois de Juifs restaient en fin de liste parmi les priorités ferroviaires.
* jusqu’en mai 1942 : l’extermination concerna essentiellement des convois de Juifs polonais.
* été 1942 : liquidation rapide des ghettos polonais et des camps de travail.
* été 1942 – automne 1943 : l’essentiel de l’extermination des Juifs d’Europe.
* fin 1943: fermeture de Belzec, Sobibor et Treblinka.
A l’approche des armées alliées, Himmler mit fin aux gazages le 1er novembre 1944. A l’hiver 1945, commença l’évacuation des camps vers l’Ouest devant l’avance de l'Armée Rouge. Ces « marches de la mort » (cf carte) touchèrent les derniers occupants des camps, laissés en vie pour assurer le travail forcé. Les taux de mortalité durant ces marches furent très élevés (environ 300 000 morts sur les 750 000 détenus au départ).
Cet acharnement, alors même que la guerre était perdue, s’explique par l’idée que le peuple juif ne devait pas survivre à la défaite allemande (ce qui confirme le rôle déterminant de cette idée dans la décision d’exterminer les Juifs).
c) bilan des principaux camps d’extermination :
- Majdanek (50 000)
- Chelmno (150 000)
- Sobibor (200 000)
- Belzec (550 000)
- Treblinka (750 000)
- Auschwitz-Birkenau (1 million)
Conclusion:
Le bilan chiffré est fluctuant. Il varie entre 5,7 millions de morts donné au procès de Nuremberg et 5,1 millions donné par l’historien Raul Hilberg. Les 3/4 des victimes étaient polonaises ou soviétiques. Près des 2/3 des Juifs d'Europe et 40% du judaïsme mondial de 1939 a été exterminé. Il faut y ajouter 250 à 500 000 Tsiganes (50% de la communauté), ainsi que des populations slaves pour lesquelles le bilan est plus difficile à déterminer.
Pour qualifier ces crimes, une nouvelle notion fut inventée par le tribunal de Nuremberg : celle de « crime contre l'humanité ».
Pour Florent Brayard, l’extermination des Juifs ne fut que la reformulation et l’exécution d’une pensée politique héritée de la Première guerre mondiale et élaborée dans le contexte des années 1920. C’est-à-dire à un moment où l’extermination d’un peuple à l’échelle d’un continent relevait de l’utopie. C’est l’apparition progressive des conditions de la mise en œuvre de la Solution finale au cours des années 1930-1940 qui explique la radicalisation qui conduisit à la réalisation du projet. Les améliorations techniques, l’endoctrinement des hommes et les circonstances ont joué un rôle primordial. Le spectre de la défaite apparaît en particulier comme un élément essentiel dans le processus décisionnel en 1941. On peut y ajouter l’idée partagée par beaucoup de nazis (cf discours d’Himmler à Posen) que la génération au pouvoir dans le Reich était unique, serait sans doute suivie de générations plus faibles et qu’il convenait par conséquent d’agir efficacement pour garantir à l’Allemagne une suprématie durant mille ans.
Au regard de l’importance déterminante de la guerre dans le processus aboutissant à la Solution finale, il convient enfin de replacer celle-ci dans le cadre plus large d’une « brutalisation » (cf George Mosse, De la Grande Guerre aux totalitarismes) des sociétés occidentales au cours des deux guerres mondiales, période au cours de laquelle les conflits successifs, les améliorations techniques de l’armement et les violences vécues par les populations civiles et les combattants ont entraînés un dépassement des seuils de violence traditionnels de ces sociétés, les conduisant à atteindre une dimension industrielle de la mort de masse.
Bibliographie:
- Raoul Hilberg, La destruction des juifs d’Europe, 2 tomes, Gallimard, Paris, 1985-2006.
- Philippe Burrin, Hitler et les Juifs, genèse d'un génocide, Seuil, Paris, 1989.
- Saul Friedlander, L’Allemagne Nazie et les Juifs : 1933-1945, Seuil, Paris, 1997.
- Florent Brayard, La Solution finale de la question juive, la technique, le temps et les catégories de la décision, Fayard, Paris, 2004.
- Edouard Husson, Nous pouvons vivre sans les Juifs – Novembre 1941 : quand et comment ils décidèrent de la solution finale, Perrin, Paris, 2005.
- Christopher Browning, Les origines de la solution finale, Belles-Lettres, Paris, 2007.
- Christian Gerlach, La conférence de Wannsee, Liana Lévi, Paris, 1999.
- François Bédarida / Laurent Gervereau, La Déportation, le système concentrationnaire nazi, 1995.
- Götz Aly / Susanne Heim, Les architectes de l’extermination. Auschwitz et la logique de l’anéantissement, Calmann-Lévy, Paris, 2006.
- Eugen Kogon, L'Etat SS. Le système des camps de concentration allemands, 1993.
- Daniel Goldhagen, Les Bourreaux volontaires d’Hitler, Seuil, Paris, 1997.
- Christopher Browning, Des hommes ordinaires, Belles-Lettres, Paris, 1994.
M. Husson a un empêchement pour assurer le cours du 8 juin. Les étudiants sont invités à venir au cours du 9 juin (9-11h)
1. Merci de me tenir au courant quand vous avez des informations fiables.
2. J'ai mis en ligne un certain nombre d'exposés. Un par sujet. Cela ne veut pas dire que les autres reçus sont de mauvaise qualité.
3. Dissertations à rendre: le 11 ou le 12 mai - dernier délai (sauf pour le groupe 2 du mardi auprès duquel je n'ai pu assurer autant de séances que pour les autres, qui a la possibilité de me rendre la dissertation le 26 mai)
- LS4: Hitler pouvait-il encore gagner la guerre fin 1943?
- LS6: La politique de réarmement de la RFA des années 1950 aux années 1980 et la société ouest-allemande
4. Je recevrai tous ceux qui le veulent pour un entretien particulier. Il sera possible de traiter un autre sujet que celui d'exposé, pour disposer d'une note de plus. Seules les notes au-dessus de la moyenne seront comptabilisées. Nous pourrons aussi faire un bilan de ce semestre chaotique et voir comment vous pouvez en tirer, malgré tout, le meilleur profit.
Sujets LS4 (vous prenez celui qui vous permet de travailler au mieux en vue de l'examen de fin de semestre):
Hitler et les Etats-Unis
La "solution finale" en France
Joseph Goebbels
Heinrich Himmler
La Bataille d'Angleterre
Stalingrad
L'extermination des Tsiganes
Mussolini et Hitler pendant la guerre
Le siège de Léningrad
L'expulsion des Allemands d'Europe orientale à partir de 1944
L'attentat du 20 juillet 1944
La capitulation de Berlin
Sujets de LS6:
Helmut Schmidt
La crise des missiles
L'amitié franco-allemande de 1969 à 1989
Helmut Kohl
L'Ostpolitik après 1982
Les modes de vies alternatifs en RDA
L'opposition en RDA
Erich Honecker
La Stasi
Les Eglises en RFA
Les Eglises en RDA
L'ouverture du Mur de Berlin
5. Vérifier l'information sur les rattrapages de cours par Monsieur le Professeur Bled, indiqués ci-dessous.
7. J'ai regroupé, dans la rubrique Cours, un certain nombre de texte qui peuvent vous être utiles
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